Chambres sourdes, Bussy Saint Martin (France), Parc culturel de Rentilly

2011 26 février - 1er Mai



Exposition collective. Avec Manon de Boer, Nathalie Brevet et Hughes Rochette, Marilá Dardot, Anne Durez, Maurício Ianês, Dominique Petitgand et Emilie Pitoiset.
Avec, en contrepoint historique, la présentation d’une série de pièces de Henri Chopin, Maurice Lemaître, Emmett Williams, Josè Luis Castillejo, Arthur Pétronio, Ferdinand Kriwet, John Giorno, Robert Barry, Allan Kaprow, Michael Snow, Ben Vautier, Lawrence Weiner, La Monte Young, Günter Brus, Hermann Nitsch, Gerhard Rühm, Oswald Wiener, Terry Fox, Robert Filliou, Christian Marclay, Anne Grèzes, Jonas Mekas, Roman Opalka, Janek Schaefer, David Shrigley et Philippe Cazal.
Commissaire : Audrey Illouz.






12 h 25 : Midi vingt cinq ou minuit vingt cinq aussi bien… Ce premier indice d’un temps arrêté mais indéterminé plane sur l’Orangerie du Parc de Rentilly. D’autres éléments de ce décor offert par le château portent cette marque du temps – une statue ébréchée, des manteaux de cheminées volatilisés, des miroirs brisés, des toiles de jouy arrachées.


Au rez-de-chaussée comme à l’étage, les chambres se succèdent, elles ont pu conserver leur nom d’origine et rôdent non loin les fantômes de Pauline, Jean-Louis ou Madame. À l’image de la chambre sourde qui étouffe les sons mais où l’expérience du silence censé régner n’est qu’un leurre, les œuvres présentées dans l’exposition oscillent entre empêchement et surgissement. À une mécanique du temps arrêté fait écho une mécanique des corps d’où émerge une force vitale qui passe par d’autres modes de communication que le langage ; par le souffle, le rire, le cri, par le timbre de la voix sans pour autant faire appel à la parole articulée, au mot. La voix peut alors se faire vecteur entre le corps et la parole.
Ces interstices laissés par le langage, ces mécanismes de communication non verbale, apparaissent comme des formes de résistance tout aussi linguistiques que physiques.


Effacements de la lettre poussés à l’absurde, sons inarticulés que l’on tenterait de décrypter, tableaux du souffle où se mêlerait présence et mémoire, irruption du vivant… En jouant des éléments du décor comme de la voix, l’exposition nous entraînerait dans un dédale d’œuvres où dans les interstices laissés par le langage, le vivant tenterait à corps et à cris de se frayer un chemin.




Parc culturel de Rentilly
Adresse :
1 rue de l‘étang
77600 Bussy Saint Martin
www.parcculturelrentilly.fr


Le mercredi et le samedi de 14 h 30 à 17 h 30
Le dimanche de 10 h 30 à 13 h 00 et de 14 h 30 à 17 h 30
Entrée libre.


Vernissage le samedi 5 mars à 12 heures.
Navette au départ de Paris (place du Châtelet) à 11h15. Réservation obligatoire au 01 60 35 46 72.

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